(Ce courrier a été envoyé conjointement avec l’association de parents d’élèves indépendante, L’écolo Parents)
A l’attention de Monsieur le Préfet du Val de Marne, Michel CamuxEt de Monsieur le Président du Conseil général du Val de Marne, Christian FavierCopie : Monsieur le Ministre de l’Education nationale, Luc ChatelMonsieur le recteur d’Académie du Val de Marne, William MaroisMonsieur le Sous-préfet de Nogent sur Marne, Olivier du CrayMonsieur le vice-président du Conseil général en charge de l’éducation, Alain Desmarest Objet : Fusion des écoles Paul Bert et Guy Môquet de Nogent sur Marne Nogent sur Marne, le 11 février 2010 Monsieur le Préfet, monsieur le Président du Conseil général Nous sollicitons votre attention en tant que présidents du Conseil départemental de l’Education nationale, dont la prochaine réunion (le 16 février) devra donner un avis concernant le projet de fusion des écoles Paul Bert et Guy Môquet de Nogent sur Marne pour constituer une école de plus de 700 élèves, de la grande section de maternelle au CM2. Ce projet est loin d’être banal puisqu’il s’agit de constituer la plus grosse école du pays. Ceci, alors qu’historiquement, l’école Guy Môquet a été ouverte (il y a une dizaine d’année) car l’école Paul Bert arrivait à saturation avec 22 classes. Et que, dans les années qui viennent, les différents projets immobiliers en cours dans le quartier devraient conduire à l’ouverture de 3-4 classes dans le primaire et 2 en maternelle (déclaration du maire le 19 janvier). Quand bien même les 4 grandes sections de maternelle accueillies sur Guy Môquet seraient-elles à nouveau transférées sur l’école maternelle voisine (ce qui ne sera pas possible avant plusieurs années car il faut d’abord y construire une extension et aucun projet n’a encore été lancé en ce sens), l’école comptera donc au minimum 28 classes, ce qui est inacceptable pour les parents qui souhaitent conserver la dimension humaine de l’établissement. Comment un même directeur peut-il être à l’écoute des problèmes quotidiens de 700 familles ? animer une équipe pédagogique d’une trentaine d’enseignants ? En quoi ce projet va-t-il améliorer la qualité d’accueil et d’apprentissage pour nos enfants ? Telles sont nos principales préoccupations. Et pour l’instant, les arguments successivement présentés, et qui ont changé à chaque réunion ou courrier, qu’ils émanent du maire ou de l’inspecteur d’Académie, n’ont pas répondu à cette question. L’an dernier, l’objectif affiché était d’améliorer la réputation de l’école Paul Bert grâce au projet d’école de l’école Guy Môquet. Lors d’une réunion le 19 janvier, il s’agissait pour le maire de permettre la mutualisation de nouveaux locaux (une bibliothèque et une salle informatique avec écran interactif) qui seraient construits entre les deux cours, tandis qu’un courrier, plus récent encore, de l’Inspecteur d’Académie évoque la mixité scolaire. Autant d’arguments, et parfois affirmations non étayées, qui n’ont pas de rapport avec la structure de l’établissement, et ne répondent pas à nos questions. Malgré l’annonce, fin août dernier, par notre maire et l’inspecteur de notre circonscription, Marc Teulier, qu’une véritable discussion sur le fond aurait lieu cette année scolaire. Nous n’avons eu le droit qu’à une parodie de concertation. Le sujet n’a pas été discuté en conseil d’école, instance légale de concertation. Le maire a préféré nous convier, avec l’inspecteur de la circonscription, à des réunions sans compte-rendu officiel, auxquelles n’étaient pas invités les enseignants en dehors des directeurs d’école. Lors d’une première rencontre, le 1er décembre, le projet n’a pas été présenté. Le maire et l’inspecteur se sont contentés de faire un constat sur l’évolution des effectifs et de comparer le niveau des écoles, allant jusqu’à déclarer que les élèves de l’école Paul Bert avaient plus de problèmes au collège - ce qui a été ensuite démenti formellement par le collège du secteur. Nous avons alors envoyé une lettre au maire (cosignée par les trois associations PEEP, FCPE et L’Ecolo Parents) pour demander une présentation concrète du projet avant la réunion finale, courrier resté sans réponse. C’est lors de la deuxième et dernière rencontre, le 19 janvier, que le maire a enfin annoncé le projet et affirmé qu’il n’y avait pas d’alternative. Et lorsque nous avons demandé à l’inspecteur de consulter le conseil d’école en organisant un vote (qui ne serait que consultatif), celui-ci nous a répondu que cela ne serait pas possible avant la décision mais éventuellement après… En l’état actuel de non explications pédagogiques et non concertation, nous vous demandons donc de ne pas voter ce projet de fusion.
Nous vous prions d’accepter, Monsieur le préfet, Monsieur le Président du Conseil général, l’expression de nos meilleures salutations.